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NOTE DE RECHERCHE : Le rapport à l’information dans la littérature scientifique – 3. Le fonctionnement des plateformes
Nous avons le plaisir de vous partager la troisième note de recherche issue du projet InfosFiables à propos des publics de l’information dans l’écosystème informationnel contemporain.
Elle propose une synthèse de la littérature la plus récente à propos du fonctionnement des plateformes, permettant notamment de situer les très discutés algorithmes au sein d’un fonctionnement sociotechnique plus large. Après avoir abordé leurs logiques techniques et économiques, elle conclue sur les enjeux soulevés en termes de circulation de l’information, en privilégiant une analyse à moyen ou long-terme qui permet de saisir les rapports de force actuels au prisme de mécanismes économiques, techniques et sociaux constitutifs des mondes médiatiques.
Note réalisée avec l’appui du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada dans le cadre du projet « InfosFiables – Les pratiques informationnelles des Québécois•es et leur confiance dans les autorités informationnelles » (programme de subventions de développement de partenariat du CRSH 2022-2025)
Comment s’informent les Québécois.es dans un écosystème informationnel numérisé ?Des pratiques hybrides
Les diapositives qui suivent présentent les premiers résultats de l’enquête InfosFiables sur les pratiques informationnelles des Québécois.es et leurs rapports aux actualités.
Fatigue informationnelle, crise de confiance envers les médias, contenus d’actualité soumis aux logiques de mise en visibilité des plateformes numériques et concurrence de nouveaux acteurs, l’écosystème médiatique connait de fortes mutations. Dans ce contexte, la crainte d’une population se désintéressant de l’actualité, ne distinguant plus l’information fiable des contenus manipulatoires, et se polarisant dans des chambres d’écho est l’une des causes d’inquiétude les plus fortement médiatisées. Pourtant, les enquêtes compréhensives sur les pratiques informationnelles des publics laissent apparaître un portrait assurément plus complexe du rapport des individus aux informations qui les entourent. Alors que ce type d’enquête approfondie demeure rare au Québec, et souvent cantonné à un public particulier, cette intervention présentera les premiers résultats d’une recherche menée auprès de la population québécoise et rendra compte de la variété des figures des publics de l’information qui la composent.
Le congrès annuel de l’Association canadienne de communication, s’étant tenu du 2 au 5 juin 2025 à Toronto, a été l’occasion de décrire comment nous tentons de confirmer les résultats de notre première enquête à propos des conversations associées à l’actualité dans un contexte post-pandémique.
Nous y rappelons la diversité des formes de conversations trouvées en ligne et l’utilité des les distinguer non seulement selon le niveau de conflictualité qu’on y trouve mais aussi de leur apport politique. Nous recensons les différents leviers sociotechniques influant sur la forme que prennent ces conversations, afin de bien insister sur le fait que les sujets traités ou les traits psychologiques de chaque personne intervenant ne sont pas les seul facteurs les expliquant – ni les plus importants.
Nous recensons enfin quelques exemples d’organisation sociotechnique favorisant l’émergence de conversations sociales constructives.
La revue Politique et sociétés publie un dossier spécial consacré aux « théories du complot ou la concurrence des récits sur la « réalité » ».
Nous y signons un article qui a beaucoup d’importance à nos yeux « Tout défiant envers les médias est-il un complotiste ? »
Son origine se situe dans le malaise éprouvé à voir une très grande partie des médias et une part importante de recherches en sciences sociales assimiler toute critique sociale ou expression de points de vue conflictuels à propos de l’actualité à des catégories disqualifiantes comme la crédulité ou le complotisme. Cette défiance à l’égard des citoyen.nes nous apparaissait hautement problématique, et justifiable uniquement si de solides preuves empiriques documentaient cette incompétence démocratique.
L’article commence par effectuer une analyse approfondie des conversations autour de l’actualité au Québec. Puis, face au constat du peu de validation empirique des représentations disqualifiantes des citoyen.nes, il tente de comprendre pourquoi nos institutions démocratiques tendent si facilement à mépriser l’expression populaire et propose une autre manière d’aborder les manifestations de critiques sociales et de conflictualité face à ce qu’il se passe dans le monde.
https://www.erudit.org/fr/revues/ps/2024-v43-n3-ps09336/1111457ar/
Au plaisir d’en discuter !
Que pensent les professionnel.les des médias de la participation démocratique et comment s’y prennent-iels pour l’encourager sur leurs espaces de publication ?
Vous trouverez ci-dessous les diapositives présentant les premiers résultats de notre enquête posant la question « Quel rôle pour la presse d’actualité dans une démocratie délibérative à l’ère du numérique? ». Après avoir discuté les représentations que nous nous faisons de « l’espace public », nous regroupons les retours de nos enquêté.es en grandes conceptions du rôle du journalisme et des médias en démocratie. Ceci nous permet de mettre en perspective les initiatives qu’iels mènent selon plusieurs axes distinctifs : degré de contrôle des interventions des publics, degré de co-construction de l’information avec les publics ou encore tension entre une approche plus démocratique ou plus commerciale de la relation avec les publics. Nous rapprochons alors ces conceptions d’un débat plus profond entre la vision habermassienne de l’espace public et une vision délibérative de la démocratie, fondée sur des principes et valeurs s’en distinguant au moins en partie.
En espérant que ces résultats vous éclaireront autant qu’ils nous aident dans nos travaux et au plaisir d’en discuter !
Nous avons le plaisir de partager avec vous la publication de la seconde note de recherche synthétisant la littérature sur les pratiques informationnelles. Intitulée « Le rapport à l’information dans la littérature scientifique : 2. Les moyens de s’informer et les sources d’informations », elle constitue le second volet d’une série de quatre revues documentaires. Elle aborde le sujet des moyens et des sources d’informations à l’ère numérique. Il y est question de l’accès à la technologie et des compétences nécessaires à son utilisation. L’expansion sans précédent de l’offre informationnelle et les changements dans l'accès aux contenus sont ensuite approfondis. La question de la fiabilité des contenus, souvent abordée sous l'angle de la désinformation, clôt cette note.
En espérant que sa lecture vous sera utile et agréable, et au plaisir d’échanger autour de ce sujet foisonnant !
Vous trouverez ci-dessous une revue de littérature concernant la participation politique et le numérique. Conçue afin de nous guider dans la mise en place du devis méthodologique pour notre enquête sur les pratiques informationnelles des Québécois.es, nous espérons qu'elle sera utile aux chercheur.es, étudiant.es aux cycles supérieurs travaillant sur le sujet et aux enseignant.es abordant ces questions en cours.
La revue aborde la définition de la participation politique, les formes de la participation politique en ligne, le lien entre la participation politique et la vie quotidienne médiatisée sur les médias socionumériques, les formes prises par les conversations politiques, les apports et enjeux de la participation en ligne, les sources d’information mobilisées et commentées dans le cadre des conversations politiques, les espaces de conversation et les caractéristiques des espaces bénéfiques ou nuisibles aux débats politiques.
En vous souhaitant une lecture agréable, et au plaisir d'échanger à ce sujet !
Nous avons le plaisir de partager avec vous la publication de notre première note de recherche synthétisant la littérature sur les pratiques informationnelles. Intitulée « Le rapport à l’information dans la littérature scientifique : 1. La motivation à s’informer », elle constitue le premier volet d’une série de quatre revues documentaires. Elle aborde le sujet des motivations à s’informer. Il y est d’abord question des différents éléments qui peuvent influencer l’attention portée à l’actualité en général. Le thème de l’exposition accidentelle aux nouvelles sur des portails web est aussi abordé. En dernier lieu, ce document fait état des connaissances actuelles concernant l’intérêt des Canadien.nes pour les contenus informationnels.
En espérant que sa lecture vous sera utile et agréable, et au plaisir d’échanger autour de ce sujet foisonnant !
Vous êtes intéressé.e.s par les enjeux de pratiques informationnelles, de confiance dans les médias, de relation entre les journalistes et leurs publics ou par la manière dont les contenus scientifiques circulent en société ? Cette bibliographie Zotero partagée associée à notre projet vous intéressera : https://www.zotero.org/groups/4654527/infosfiables
N’hésitez pas à la consulter en libre-accès ou à vous y abonner. Elle sera tenue à jour jusqu’à la fin du projet.
Bonnes lectures et au plaisir d’échanger à ce sujet !
Alexandre Coutant, Michelle Stewart, Florence Millerand, Marie-Danielle Tremblay, Louvinia Sainte-Rose-Franchine et Aurélie Khaldi ont eu le plaisir de participer aux Journées d’études RESIPROC 2023 « Les professionnel‧le‧s de la communication et de l’information face à l’écosystème de la donnée » qui se sont déroulées à l’ENSSIB à Lyon les 15 et 16 mai 2023. Ils ont présenté les résultats de leur recherche sur l’appréhension de « la donnée » dans les organisations médiatiques. Leur communication intitulée « Un journalisme data-driven ? Que font les « données » rendues accessibles par le numérique aux réflexions stratégiques des médias envers leurs audiences ? » est accessible en suivant ce lien (à partir de 28 minutes 50 secondes) : https://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/visionner/71267-session-1-penser-les-donnees-pour-quel-travail-pour-quels-usage
Vous trouverez le diaporama employé ci-dessous :